Rechercher sur itirando.com
Accueil Jura Var Bretagne Conseils Contacts

  I    J0   J1   J2   J3   J4   J5   J6   J7   J8   J9   J10   J11   J12   J13   J14   J15   J16   J17   J18   J19   J20    C     Carte 1     Carte 2     Carte 3  
Version imprimable

> Ma randonnée dans les Alpes --> Le Pontet - Refuge du Col de la Croix du Bonhomme

Météo
Horaires
Nb d'heures de marche
(d'après topo-guide)
Altitude
mini/maxi
Dépenses
8h10 - 14h45
5h05
1170 m / 2483 m
30,80 €
(dont refuge : 30,80 €)

Et oui, encore lui...
Aujourd'hui j'ai une petite journée de marche, mais ce n'est que de la montée, ça me permet d'un peu moins culpabiliser...
Comme prévu, je commence par une visite à Notre-Dame de la Gorge, très belle église à ne pas manquer. Puis j'entame vraiment ma journée. Dans un premier temps, le soleil reste caché derrière la montagne, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Sans doute que certains d'entre vous, lecteurs, trouvez que j'insiste un peu trop avec ce soleil, mais c'est vrai qu'il tapait fort. Ce qui est marrant, c'est que je ne me souvenais pas d'avoir été autant gêné, jusqu'à ce que je relise mon petit carnet...

Extrait de livre
« Alors, en équilibre sur un clou de soulier et le corps collé à la paroi, il se concentra pour tenir et, lentement, quittant la prise de main, il laissa glisser son bras le long de son corps. Ses doigts tâtonnaient pour trouver l'ouverture du mousqueton qui libérerait le marteau de sa ceinture. Il sentit tout à coup que sa jambe était prise d'un tremblement nerveux causé par la fatigue. Il fit un brusque mouvement pour retrouver la prise de main, mais déjà il basculait. Ses doigts griffèrent le granit sans s'accrocher et il tomba à la renverse sans pousser un cri.
Dans un dernier réflexe, il exécuta un saut périlleux complet dans le vide, étendit les bras en croix. Les yeux exorbités, il aperçut nettement ses camarades pétrifiés d'horreur sur leur petite vire, et il embrassa d'un dernier regard l'abîme monstrueux où il allait s'écraser. Il n'avait pas peur, mais se disait tout étonné : "Je vais donc mourir." Sa pensée voltigea vers sa mère, vers son père. [...]
Il tomba droit sur ses jambes tendues comme des barres de fer. On eût dit un chat qu'on jette dans le vide, toutes griffes dehors. Il toucha la paroi juste sur la dalle enneigée ; cela amortit le choc, son corps se mit en boule et rebondit dans le vide.
Boule n'avait pas perdu son sang-froid ; il pesait de tout son corps sur la corde d'assurance, angoissé à l'idée qu'elle pût céder sous le choix. Lorsque celui-ci eut lieu, Boule était paré ; il tint bon, encaissa, et sentit que, là-bas dessous, la chute était enrayée. Par bonheur, la corde, un chanvre câblé de onze millimètres, avait résisté. »
Roger Frison-Roche, Premier de cordée, Arthaud, Paris, 1942
Né en 1906, Roger Frison-Roche a vécu à Chamonix, où il fut guide de haute montagne. Il a rejoint le maquis en 1942, date à laquelle il publia Premier de cordée, devenu un classique du genre, où il exalte le dépassement de soi dans la conquête des sommets.

Ca ne coûte rien
Il y a énormément de monde sur ce chemin, ça me fait penser au chemin de Compostelle partant du Puy-en-Velay : c'est vous dire ! Il faut préciser que le GR5 n'est pas le seul chemin : on trouve le GR Tour du Mont-Blanc (TMB), le GRP Tour du Pays du Mont-Blanc (TPMB), le GRP Tour du Beaufortain, sans compter les promenades à faire à la journée.
Le chemin passe devant le chalet du Nant-Borrant (1460 m), puis devant la Balme (1706 m), avant d'arriver au plan des Dames (environ 2100 m). Mon topo-guide me dit : " C'est un petit plateau dont le centre est occupé par un vaste tumulus qui, suivant la légende, recouvre les dépouilles d'une "dame anglaise" et de sa servante, mortes au cours d'une terrible tempête. La tradition veut que pour perpétuer le souvenir de cette tragédie, et pour conjurer le mauvais sort, on y dépose une pierre ". Bon, ça ne coûte rien, va pour la pierre.

A défaut de cheiche
Après une montée assez raide dans les éboulis et à travers de grands névés, j'arrive au col du Bonhomme ( 2329 m) un peu avant midi. Je suis assez épuisé et j'ai une grosse faim. Ma première intention est de m'installer à l'ombre du petit abri de secours, mais à cette hauteur il fait bien trop frais. Je choisis donc de déjeuner au soleil, en prenant soin de me mettre un torchon sur la tête et la casquette par dessus afin d'être complètement protégé. Le petit vent frais est très agréable. J'en profite pour me faire un peu bronzer les pieds, tout blancs par rapport aux mollets et aux cuisses. D'où je suis, la vue est splendide.

Le refuge du col de la Croix du Bonhomme
Je repars tranquillement vers 13h45 et une heure après je suis au refuge. Il y a déjà pas mal de monde d'installé. Je profite du reste de l'après-midi pour écrire des cartes postales, soigner mes coups de soleil, faire des petits tours aux environs immédiats et regarder le parcours du lendemain. Le refuge a deux sortes d'énergie pour subvenir à ses besoins : soleil (panneaux) et vent (éolienne), permettant notamment d'avoir des douches chaudes.
Au dîner, l'ambiance est très sympa. A tour de rôle, les gardiens jouent de petits morceaux sur différents instruments (violon, guitare, trompette).

Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes
Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes      
retour en haut

  <<     >>  

Création site Internet -- Traiteur Seine-et-Marne -- Traiteur 77