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> Ma randonnée dans les Alpes --> Plampinet - Briançon

Météo
Horaires
Nb d'heures de marche
(d'après topo-guide)
Altitude
mini/maxi
Dépenses
8h20 - 19h00
7h30+
1290 m / 2529 m
6,60 €

Une "explosion"...
La journée débute par une montée assez tranquille sur un chemin carrossable. Il n'y a pas grand chose d'intéressant à voir sur cette partie. Après les chalets des Acles, le GR5 se poursuit sur un chemin beaucoup moins praticable pour les voitures, puis sur un sentier. A partir de là, c'est une fois de plus une explosion de paysages merveilleux. Je me retrouve dans un espèce de talweg (le ravin de l'Opon). Au bout d'un moment, sur ma droite se trouvent d'immenses dunes de cailloux, avec au sommet des rochers qui dépassent. Ce n'est pas facile à décrire, mais qu'est-ce que c'est beau !

Le pont d'Asfeld
Afin de relier la ville de Briançon au Fort des Têtes, la décision de construire un pont est prise en 1720 par le marquis d'Asfeld, directeur général des fortifications. Depuis, la hardiesse de l'ouvrage ne manque jamais d'étonner : "On ne peut refuser à ce pont une espèce d'admiration par sa grandeur, son élévation (55 m sous clef) et par sa construction sur des cintres de bois dans un emplacement des plus difficiles, sans qu'il soit arrivé aucun accident" a dit de lui l'ingénieur Heuriance.


Comme les Shar-Peï...
J'arrive maintenant au col de Dormillouse (2445 m), puis une demi-heure après, j'atteins le col de la Lauze (2530 m). Là aussi, entre ces 2 cols, le panorama est spectaculaire, avec ces collines "plissées", un peu comme la peau des Shar-Peï. C'est sur ce dernier col que je rencontre les premières personnes depuis Plampinet.
Pendant ce temps, alors qu'il y avait un ciel complètement bleu ce matin, les nuages blancs arrivent de plus en plus nombreux.

Ca ne donne pas envie d'être foudroyé !
Un peu plus loin, je m'arrête pour déjeuner sous un mélèze qui a dû être foudroyé tout récemment : des morceaux d'écorces, et même des bouts de troncs, ont volé dans tous les sens. Ma première intention était de m'arrêter dans le petit bois juste avant, mais un immense troupeau de moutons est déjà en train de le squatter.
Pendant que je mange, je suis obligé de mettre ma veste car le vent est vraiment très frais.

Un GR capricieux
Je repars. Peu après, j'ai des soucis avec le balisage du GR : il se met à m'entraîner vers le nord par un chemin qui monte fortement, alors que mon topo-guide m'indique l'inverse. Au bout d'un petit quart d'heure, je fais demi-tour parce que ça me paraît bizarre cette histoire. Un peu après, je retrouve le marquage, et cette fois il veut me conduire vers le grand torrent à sec sur ma gauche. Je fais comme si je n'avais rien vu et continue tout droit... Non mais ! D'ailleurs j'ai bien fait, car quelques centaines de mètres plus loin je retrouve le balisage rouge et blanc. J'ai rien compris, mais bon, faut pas trop chercher parfois...

Toi, je t'ai à l'œil !
Depuis ce midi, les nuages blancs ont bien diminué et maintenant le soleil est presque toujours présent. Je commence à croiser de plus en plus de touristes, notamment italiens, car la frontière est vraiment toute proche.
J'arrive à Montgenèvre (1849 m), encore une station de sports d'hiver. A la sortie de la ville, le GR se met à suivre un chemin parallèle à la nationale 94, alors que sur le topo-guide il emprunte cette route sur un petit kilomètre. Je décide de suivre le balisage, mais j'ai l'œil rivé à ma boussole et à mon plan pour être certain que cette fois-ci il ne me jouera pas de tours : "chat échaudé craint l'eau froide" comme dit le proverbe.

Je me rends présentable
J'arrive maintenant à un endroit avec un écriteau "Le Belvédère (1800 m)", situé juste avant une série de grands lacets. Il y a des bancs, donc j'en profite pour faire une petite pause. Peu après, j'entends un bruit qui vient de ma gauche, un endroit en forte pente et pas vraiment praticable. C'est un chamois, il est à 20 m de moi, mais l'instant d'après il m'aperçoit et disparaît aussitôt dans la nature.
J'entame ensuite la série de lacets descendants, avant de retrouver le tracé du GR5 tel qu'il est indiqué sur mon topo-guide. Mine de rien, je calcule que ce détour m'a au moins rallongé de 45 minutes, tout ça pour éviter quelques centaines de mètres de nationale, je ne suis pas convaincu...
Plus loin, dans un endroit isolé, je change de short et remplace mon T-short par une chemisette, afin d'arriver à Briançon, puis à Paris, à peu près présentable.

J'arrive à Briançon
Vers 18h30, je franchis le beau pont d'Asfeld (voir encadré), et une demi-heure après je suis à la gare de Briançon après avoir rapidement traversé la ville. A vrai dire, je pensais arriver bien plus tôt que ça pour pouvoir effectuer un grand tour dans Briançon, mais voilà, on ne peut jamais tout prévoir. Et puis j'ai tout de même vu des monuments historiques : le pont, les fortifications, une des portes de la ville... Je vous avouerai tout de même que j'ai trouvé les 4 dernières heures (à partir de Montgenèvre) un peu longuettes, et j'en ai vraiment plein les jambes.

Le train de nuit...
Il est 20h30 lorsque le train part, c'est l'heure prévue. Lors de ma réservation, j'avais hésité entre prendre un siège inclinable et une couchette. Finalement j'avais opté pour la première solution, surtout pour voir ce que ça donne... Et bien, voyons voir :
A chaque arrêt, ce qui est très fréquent au début du parcours, le train se remplit un peu plus. Après Gap, c'est l'arrivée d'un groupe de scouts assez nombreux sans réservation. Les deux voitures de queue (je suis dans l'avant-dernière) sont surchargées, avec des scouts dans les allées. Les contrôleurs ne sont pas à la fête car ils ont l'air de dire que tout le train est plein. Finalement, après qu'ils se soient absentés un très long moment, ils reviennent chercher les enfants qui sont sans place fixe.
Avec tout ça, les lumières sont éteintes un peu avant minuit. Moi qui me suis finalement bien habitué aux horaires de coucher des refuges (généralement avant 22h00), je commence à fatiguer.
Je mets un temps "infini" avant de réussir à fermer l'œil, et même lorsque j'arrive à m'endormir, ce n'est jamais pour très longtemps. Et puis plus j'avance dans le temps, plus je trouve les sièges étroits...

Gilles, retour, maison
Le train arrive à la gare d'Austerlitz vers 6h45. Cette nuit m'a paru bien longue et je suis complètement crevé.
Dans le RER qui me ramène chez moi, je trouve le paysage bien plat. Enfin, je ne vais pas avoir trop le temps de m'apitoyer sur mon triste sort (mouais, bon, j'exagère) car dès demain matin je retravaille !

Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes Photo de ma randonnée dans les Alpes
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