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> Ma randonnée en Bretagne --> Tréguier - Nanthouar

Temps
Horaires
Distance
Altitude mini/maxi
Dépenses
9h00 - 19h30
33 km
 m /  m
9,6 € (63 F)
(dont gîte d'étape : 6,1 €)

Une matinée ensoleillée
Je cherche en vain les propriétaires du camping afin de leur dire au revoir et de payer la nuitée dans la caravane ; pourtant l'accueil est ouvert. Je laisse donc un petit mot sur le bureau accompagné du chèque. En longeant les écuries, un beau cheval me fait des signes, et je me permets de lui grattouiller la tête en lui faisant un petit compliment. C'est vrai que la journée s'annonce très belle, ce qui donne envie d'être gentil avec tout le monde (attention, cela ne veut pas dire que la pluie provoque chez moi des réactions méchantes, soyons clair !).

Je repasse dans le centre de Tréguier et j'en profite pour faire quelques courses. J'ai intérêt à prévoir un repas solide pour ce midi, car aujourd'hui j'ai encore une bonne distance à parcourir. Ce matin je me dis que je me suis un peu trop lâché sur les distances à parcourir ! La prochaine fois j'essaierai d'avoir la main un peu moins lourde...

Respirez l'air pur...
Ah, que c'est agréable de respirer l'air marin, j'en profite à plein poumons. Mais, tiens, on dirait que l'odeur a changé tout à coup ! Sur ma gauche, dans un champ, j'aperçois un agriculteur en tracteur en train de répandre je ne sais pas trop quoi. Plus je m'approche et plus l'air devient irrespirable ; je n'ai plus de doute, le paysan est en train de répandre du guano, très bon engrais, tout ce qu'il y a de plus naturel. Mais finalement je me demande si je ne préfèrerais pas que ce paysan déverse de l'engrais bien chimique... (je plaisante !).

L'Enfer est à côté du Paradis
Après avoir déjeuné du côté de l'Enfer (décidément, je les aurai tous faits), je quitte provisoirement le GR 34 en direction de Plougrescant. Dans cette ville se trouve une curieuse petite chapelle avec un clocher penché. J'aurais bien aimé la visiter car mon topo-guide m'indique que le lambris de la nef de cette chapelle est orné d'intéressantes peintures des 15ème et 16ème siècles et qu'on y trouve le tombeau de saint Gonéry, venu de Grande-Bretagne, mais malheureusement la porte est fermée à clé. Quel dommage !

Très touristique
Rapidement je rejoins le chemin de randonnée et la côte. Puis j'arrive à l'Anse de Gouermel, avec un peu trop de touristes à mon goût. De l'autre côté de cette anse, j'admire un petit champ entouré de marécages et de bois, paysage très différent de celui qu'on voit en tournant la tête de l'autre côté (c'est-à-dire la plage et les rochers). Juste après, on arrive à Buguélès. Cette zone est "envahie" par la civilisation, et d'après ma carte je vais avoir beaucoup de passages comme celui-là.

Merci la lune
Plus loin, après avoir traversé plusieurs passages avec des galets (aïe les pieds !), j'arrive à l'Anse de Pellinec où plusieurs bateaux de pêche attendent la marée haute pour pouvoir repartir vers le large. C'est toujours impressionnant de voir des kilomètres de plage jonchés de bateaux. Je me dis qu'il ne faudrait pas qu'une main invisible supprime la lune de l'orbite terrestre (euh, au cas où vous ne le sauriez pas, c'est la lune qui est responsable des marées) car ce serait vraiment beaucoup de boulot pour remettre toutes ces embarcations dans leur élément...

Arrivé au gîte
Il est 19h30 lorsque j'arrive au gîte de Nantouar, après avoir pris une dernière photo. C'est un gîte plutôt sympa. Le propriétaire du lieu habite à quelques centaines de mètres. Il me dit que ce refuge lui coûte plus d'argent qu'il ne lui en rapporte, mais qu'il continue à le mettre à disposition des randonneurs car dans les environs il n'y a pas d'autres endroits où ils peuvent passer la nuit. Moi, en effet, je trouve que c'est une très bonne idée !
Un peu après moi, arrivent deux femmes d'un certain âge effectuant également une randonnée. Elles arrivent les bras chargés de victuailles en tout genre achetées à Louannec. Elles me proposent de partager leur repas, mais dommage, je viens d'avaler mon dîner rapidement...

Bocage :
Si tu laisses ton champ ouvert
Aux bêtes sauvages, au vent de mer
Il ne te restera pas dedans
De quoi remplir l'escarcelle du barde.

On a tout dit sur les nombreux avantages et les quelques inconvénients des talus pour l'agriculture et l'environnement. Mais sans doute moins justement que ces quatre vers d'une chanson bretonne recueillie par J.-M. de Penguern vers 1835. Et qui se souviendra qu'avant le remembrement, le seul Finistère comptait 120 000 kilomètres de talus ? Trois fois le tour de la Terre de boisement linéaire dans un pays qui possède si peu de forêts.

 

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