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> Ma randonnée en Bretagne --> Le Faou - Polébred

Temps
Horaires
Distance
Altitude mini/maxi
Dépenses
9h00 - 18h45
31 km
0 m / 182 m
12,20 € (80 F)
(dont gîte : 7,9 €)

En route
Ce matin, pendant mon petit déjeuner, j'entends la pluie tomber. Mais voyez comme la vie est bien faite : elle s'arrête au moment où je pars et je vois même apparaître un timide soleil. Après un petit tour dans la magnifique église Saint-Sauveur du Faou (juste en face du gîte), je reprends la route, ne sachant pas exactement où je vais dormir, mais n'étant pas très inquiet à ce sujet car il y a beaucoup de campings dans cette zone.

Quelle horreur !!!
Après avoir cheminé environ une heure, le GR passe près d'un grand bâtiment dans lequel j'entends un bruit de volatiles. Après un regard circulaire pour voir s'il n'y a personne, je m'approche de cette bâtisse pour voir précisément ce qu'il y a à l'intérieur. Mes yeux s'agrandissent d'horreur devant le spectacle que je découvre : il y a des centaines de dindes d'un rose très pâle, maladif, serrées les unes contre les autres et ne pouvant se déplacer que difficilement à cause du nombre. De toute façon elles n'ont pas l'air d'être en état d'aller très loin. Régulièrement, des distributeurs de nourritures disposés à des places stratégiques, déversent les aliments à ces pauvres bestioles qui n'ont que ça à faire de manger. Mais le pire reste à venir : sur le sol j'aperçois des cadavres de volatiles, tout secs, certains piétinés par leurs congénères, d'autres picorés... J'en ai assez vu comme ça, je me dépêche de m'éloigner de ce lieu. D'ailleurs j'ai eu chaud : quelques centaines de mètres plus loin, je croise un grand type avec 2 bergers allemands, il n'aurait sans doute pas trop apprécié de me voir fouiner près de son hangar.
En tout cas, depuis ce jour-là, croyez bien qu'avant d'acheter une volaille, je recherche la mention "Elevée en libre parcours", ou "Elevée en plein air", ou encore "Bio" avant de l'acheter !

Le pont de Térénez
Bon, après un tel spectacle, je mets un peu de temps à m'intéresser à ce qu'il se passe autour de moi, mais il y a tellement de beaux paysages dans ce coin que mon esprit arrive à chasser ces terribles images. Par exemple, du côté de Kergadalen, la vue panoramique est de toute beauté.
J'arrive au pont de Térénez, qui permet de traverser l'Aulne et éventuellement de faire le tour de la Presqu'île de Crozon. Je croise d'ailleurs quelques randonneurs qui en reviennent et qui me parlent du côté sauvage et naturel de ce parcours. Non, non, moi je n'y vais pas, je verrai ça une autre fois... Du pont, en regardant vers la presqu'île, c'est vrai qu'on ne voit que du vert.

La presqu'île de Crozon :
Immense croix, elle amarre le continent européen à l'océan Atlantique. Nulle part ailleurs, si ce n'est à la pointe du Raz, la côte et la mer n'atteignent à plus de sévère beauté, faite de l'à-pic vertigineux des falaises, de la coloration des rochers et de la violence des lames qui se brisent sur les récifs. Son sol est constitué presque entièrement de roches sédimentaires dont certaines remontent à la préhistoire. Les pointes de Dinan, Pen-Hir, ou le cap de la Chèvre font partie des sites naturels les plus impressionnants. Ils sont accessibles grâce à la servitude de passage des piétons sur le littoral. Espaces de liberté qu'il faut à tout prix protéger et préserver. Tout le long de la côte, fortins, réduits et blockhaus racontent plusieurs siècles du dispositif militaire défensif mis en place.

Une forte pluie
Arrivé de l'autre côté du pont, je laisse le GR 34 sur ma droite et emprunte le GR 37 qui se dirige vers la baie de Douarnenez, au sud. Moins d'une heure après, une forte pluie m'oblige à troquer ma veste contre mon poncho pendant une heure et demie. Mais finalement la pluie cesse et le ciel se dégage en grande partie, laissant apparaître un beau soleil.

Ben, et mon GR ?
Après avoir traversé la forêt d'Argol, je ne trouve plus aucune trace du chemin de grande randonnée. Après un cours moment de recherches infructueuses, je décide de continuer à la boussole, en suivant la lisière comme c'est indiqué sur le topo-guide. Je retrouve les marques rouges et blanches environ une demi-heure plus tard, et j'étais bien là où je pensais être : soit il n'y avait effectivement plus de marquage, soit le GR a un peu évolué et j'ai loupé un changement de direction...

Une bonne surprise
Je retrouve la mer à Pentrez. Il est déjà presque 18h00 : il est temps d'aller rechercher un hébergement. Ca tombe bien, il y a justement un syndicat d'initiatives à Pentrez. Je commence par demander s'il y a un gîte d'étape près d'ici, sans trop y croire ; et bien si, il y en a un à Polebred, situé à seulement 3 km. Merveilleux !

Le gîte de Polebred
J'arrive dans un beau gîte... vide. Juste à côté il y a aussi un camping et divers hébergements de toutes sortes. Le soir je me balade dans les environs et j'assiste à un magnifique coucher de soleil au-dessus de la baie de Douarnenez.
 

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