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> Ma randonnée dans le Jura --> Belfort - Vandoncourt

C'est parti !
Départ de la gare de l'Est de Paris à 9h46. Je pars de chez moi avec une bonne marge de sécurité : il serait trop bête de louper ce train ! Je déambule dans les couloirs du métro, sous l'oeil pratiquement indifférent des Parisiens allant à leur travail. Pourtant, avec mon sac à dos et ma tenue complète du "parfait randonneur", je pensais passer moins inaperçu que ça... Remarquez, ce n'est pas pour me déplaire, étant plutôt introverti. Je me fais quand même remarquer lors de certaines manoeuvres difficiles dans les rames surchargées. Arrivé à la gare de l'Est, je dois même sortir du métro en marche arrière, car j'ai peur qu' un demi-tour plus ou moins hasardeux n'assomme deux ou trois personnes trop proches de moi. Ben oui, c'est comme si une personne habituée à conduire une 205, passait tout d'un coup à la 607 ! Faut faire gaffe.
Les quatre heures de train se passent rapidement, en compagnie de mes nombreuses cartes que je consulte et reconsulte, en essayant d'imaginer le paysage que je vais rencontrer.

Petite visite à Belfort
« Belfort, 3 minutes d'arrêt ! » annonce la voix du contrôleur. Dehors il pleut à verse ; ça commence bien ! Je dois prendre une navette pour Montbelliard vers 16h00, j'ai donc plus de 2 heures à attendre à Belfort. J'hésite vraiment à sortir visiter la ville de ce temps-là. Mais l'envie de marcher l'emporte, et enveloppé dans mon poncho, me voilà parti. Je viens d'employer l'expression "visiter la ville" ! En 2 heures il ne faut pas rêver, surtout sous ce déluge. Je me dirige donc directement vers le Lion, de loin le monument le plus connu à Belfort.

Lion de Belfort, sculptée à même le roc par Auguste Bartholdi. Figurant un lion blessé rugissant, elle symbolise la résistance de la ville qui soutint un siège de 103 jours durant la guerre franco-allemande de 1870-1871
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Il n'y a pas foule devant le Lion, à vrai dire je suis tout seul ! Ce n'est pas aujourd'hui que la boutique de cartes postales et de souvenirs va battre son chiffre d'affaires. En tout cas c'est une belle bête !

Premiers pas sur le GR5
J'arrive à Montbéliard. Par chance il ne pleut plus et j'ai rangé mon poncho dans mon sac, espérant ne pas en avoir trop besoin. Je passe à côté de l'usine de Sochaux, véritable ville à elle toute seule. Je trouve toujours mon sac aussi lourd et je m'arrête donc très fréquemment pour que mon dos et mes épaules puissent se reposer.
Assez rapidement je rejoins le GR5 au sud de Fesches-le-Châtel. Du même coup je quitte toute civilisation pour rentrer dans un bois. La première chose que je remarque c'est un nombre incroyable de grosses limaces rouges. A chaque pas il faut faire très attention de ne pas en écraser une ou deux.
Au bout d'une heure et quelque, je quitte le bois et je peux apercevoir le village de Dasle. Le ciel est toujours très bas et je crains à tout instant que la pluie se remette à tomber. Enfin il ne reste plus qu'un kilomètre à parcourir...

Clairière juste avant Dasles

Le gîte de Vandoncourt
Vandoncourt : je cherche mon gîte. Rapidement je croise un autochtone qui me renseigne aussitôt. Il me demande si je marche depuis longtemps et si je pars souvent comme ça. La question arrive un peu tôt car c'est ma toute première grande randonnée et cela ne fait que quelques heures que j'ai commencé...
J'arrive devant le gîte, assez curieux de ce que je vais découvrir : je n'ai aucune idée à quoi ça peut ressembler un gîte, et je ne sais pas non plus le "monde" qu'il peut y avoir dans un truc comme ça... Le propriétaire m'ouvre et me montre le gîte situé juste à côté. Il y a une cuisine avec tout le nécessaire pour faire sa popote, une douche, des toilettes, et au-dessus un dortoir avec 7 places. Il n'y a personne d'autre que moi. Il est 20h00 et le propriétaire me dit que je pourrai bientôt fermer la porte d'entrée à clé : personne d'autre n'est attendu et à cette heure-là il y a très peu de chance que quelqu'un d'autre arrive.
Ah que ça fait du bien de prendre une douche chaude ! Pourtant il y a quelques limaces qui se promènent tranquillement sur le mur, ça surprend un peu, mais pourquoi pas après tout.
Vers 21h00, je finissais de dîner quand, surprise, un autre randonneur rentre dans le gîte. Alors ça c'est sympa, surtout que je ne m'y attendais plus du tout  ! Après s'être installé, on peut tranquillement discuter pendant qu'il mange. J'apprends que lui a commencé sa randonnée aujourd'hui, mais il compte marcher 3 ou 4 semaines et après le Jura, continuer dans les Alpes. Il me dit que chaque année il part comme ça durant près d'un mois sans aucune préparation, mais avec beaucoup de pommades contre les crampes des premiers jours... Il est équipé d'une tente et de tout ce qu'il faut pour pouvoir dormir n'importe où dès qu'il est fatigué, alors que moi pour cette première fois je vais de gîte en gîte.
Dehors la pluie s'est remise à tomber de plus belle, je crains pour la journée de demain !..

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