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> Ma randonnée dans le Jura --> Le Vanney - Cerneux-Monnot

Un raccourci
Ce matin au réveil je sens que j'ai abusé hier : j'ai les jambes lourdes, mais aujourd'hui je n'ai que 25 kilomètres à parcourir, je vais pouvoir faire de nombreuses pauses au bord du Doubs. Après un petit déj' très copieux lui aussi, je suis près à m'élancer pour de nouvelles aventures. La veille j'avais repéré un petit chemin partant droit dans la direction de la rivière, et je demande au "patron" si ce sentier mène bien là où il semble mener. Oui, des amis bûcherons l'empruntent régulièrement, il n'y a pas à se tromper, il suffit de le suivre jusqu'au bout... Merveilleux ! Enfin oui merveilleux pendant quelques centaines de mètres. Après ça se complique car la pente augmente de plus en plus. Et puis le sol est toujours trempé suite à la pluie de lundi et des jours précédents. Je descends donc tout doucement, en m'accrochant à tout ce qui traîne (c'est-à-dire aux arbres et aux branches). Mais pour l'instant je n'ai encore rien vu : j'arrive maintenant devant un rocher qu'il faut que je descende en m'aidant de 3 poignets en fer beaucoup trop espacés, tout ça avec mon sac à dos... Aujourd'hui encore je me demande comment je suis là à vous écrire...
J'arrive près de la rivière, je dégouline de partout à cause de l'effort et des émotions fortes. Mais maintenant une grande partie du trajet va s'effectuer le long de la berge côté français (la Suisse se trouvant de l'autre côté).

Heureuses vaches broutants au bord du Doubs
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Les échelles...
Le GR5 a quitté la rive du Doubs depuis déjà un petit moment et le sentier monte relativement doucement mais sûrement. J'approche des Echelles de la Mort, nom pas forcément rassurant. Juste avant, la configuration du terrain permet d'avoir une superbe vue sur les Gorges du Doubs. J'en profite pour faire une bonne pause, aussi bien pour admirer le paysage que pour retarder le moment fatidique des échelles... Finalement je me lance : le plus dur c'est de faire le premier pas, après en allant doucement ça va tout seul, d'autant plus que ce qu'ils appellent échelle c'est en fait un escalier métallique (avec tout de même une pente très raide) avec une main courante. Il y en a trois qui se suivent : deux grandes et une moyenne.

Les gorges du Doubs, juste avant les Echelles de la Mort
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Quelques autochtones
Le parcours se poursuit en longeant la plupart du temps la rivière. Au bout de 5 ou 6 km, le sentier débouche sur un parking où se trouvent plusieurs personnes. A mon passage, trois autochtones (assis autour d'une table de camping) m'interpellent en me disant qu'ils viennent de voir passer mon ami. Je m'approche, ne comprenant pas bien ce qu'ils racontent. « oui, un randonneur avec un sac rouge est passé il y a environ une demi-heure ». Tiens, la description correspond au randonneur solitaire que j'ai rencontré à Vandoncourt, je le pensais déjà loin... En attendant je continue à discuter avec ces 3 hommes. Sur la table se trouve une bouteille et un unique verre, et bien sûr au bout d'un moment ils me proposent de goûter à leur poire maison. Je refuse mais devant l'insistance je décide de leur faire plaisir et juste d'y goûter. Je prends le verre qu'on me tend, je regarde le liquide et le sens (un peu comme ferait un connaisseur, mais là c'est pour chercher la partie du verre la plus propre) ; je bois à toutes petites gorgées car ça fouette leur truc. Je finis par m'éclipser.

Tiens, tiens...
Un peu plus loin, vous ne devinerez jamais qui je vois ? A ben si c'est vrai, je viens d'en parler juste avant : mon "collègue" randonneur au sac rouge. Il vient de se tordre légèrement la cheville et après avoir appliqué une de ses pommades magiques, il attend que la douleur se calme et il est même en train de monter une ligne sur une petite canne à pêche. Eh bien, il est équipé ce garçon, je me demande comment il a trouvé la place pour faire tenir une canne à pêche dans son sac ! J'insiste pour prévenir des secours, il y a justement un hôtel-restaurant pas très loin d'ici, mais il refuse catégoriquement, ce n'est pas très grave... On discute donc un peu, on parle des belles choses qu'on a rencontrées sur notre parcours. Je finis par repartir en lui redemandant - en vain - si je ne devrais tout de même pas appeler des secours.

Les bords du Doubs

Le gîte de Cerneux-Monnot
Un peu plus loin je quitte avec regret le Doubs et le GR5 car mon gîte se trouve à quelques kilomètres du chemin balisé. C'est à croire que j'ai fait mon itinéraire en dépit du bon sens !
J'arrive maintenant à un petit carrefour : il me reste maintenant environ un kilomètre avant d'arriver au village Les Cerneux Monnots. Je laisse une ferme sur ma droite et je prends le chemin de gauche. Presque à l'entrée du petit village, je regarde ma carte et je m'aperçois que le gîte se trouve à la ferme devant laquelle je suis passé il y a un petit quart d'heure : vous voyez comme c'est facile de perdre une demi-heure !

C'est une fois de plus un très beau gîte, avec un restaurant... malheureusement fermé le jeudi ! Je me contente de "bricoles" trouvées dans mon sac, mais que je mange sans aucun plaisir.

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